Kanye West rien de nouveau

« Oui, je suis riche à titre personnel et je peux acheter des manteaux de fourrure et des maisons pour ma famille, mais j’ai besoin de plus de fonds pour que le monde profite de mes belles idées. Si je les finançais avec mon argent, je ne pourrais plus prendre soin de ma famille (…) Aussi, ceux qui ont de l’argent savent que la première règle est d’utiliser celui des autres. »

Parce qu’il les vaut bien ?

Dans la série « que sont-ils devenus ? », cela faisait longtemps qu’on était sans nouvelles des Beatles, petit groupe ayant connu un beau succès dans les années 60, et plus précisément de John Lennon, l’un de ses quatre membres les plus emblématiques, qui s’est montré particulièrement discret ces 35 dernières années. On est ravi de savoir en tout cas qu’une mèche de ses cheveux vient d’être vendue aux enchères de Dallas pour la rondelette somme de 35 000 dollars.

Il va faire trou noir…

Alors que l’Amérique stupéfaite découvre que Beyoncé n’est pas blanche parce que la chanteuse vient elle-même de prendre conscience qu’elle était noire, alors que la Grande-Bretagne n’est plus tout à fait sûre de faire partie de l’Europe et que la France, déjà durement frappée par l’existence de BFM TV, s’apprête à subir la gratuité de LCI, à  1,3 millions d’années-lumière de nous, deux trous noirs sont entrés en collision et ont fusionnés.

Fin de révolution

Rien de nouveau sous le soleil. Rien de nouveau autour non plus : dans quelques jours, notre vieux véhicule bleu aura achevé sa révolution sous les rais d’une étoile indifférente et dans un parfait silence. La chose ne changera pas grand-chose à cette échelle, mais en s’approchant un peu jusqu’à pénétrer l’atmosphère, on commencera à entendre le tumulte qui règne ici-bas, du tonnerre qui déchire la nuit au chant des oiseaux à l’aube, des icebergs qui s’effondrent dans l’océan au vent qui s’engouffre dans les canyons, des cris de douleur des pays qu’on envahit aux hurlements de joie des pays qu’on libère, des sanglots pour saluer l’homme qui meurt aux rires pour accueillir l’enfant qui nait, de la déflagration d’une bombe aveugle au silence opaque et incrédule qui lui succède…

Un éclair… puis la nuit.

Une semaine après le blast, il n’y a sans doute pas grand-chose à ajouter au silence épais qui nous a d’abord enveloppés, puis à ce fatras de mots prononcés par les uns ou les autres, clamant toutes choses et leur contraire au milieu d’un chaos suintant de deuil, de colère, de peur et de tristesse. A quatre pattes dans le noir, chaque français cherche sa France qui cherche, quant à elle, l’interrupteur et la voie à suivre. En résulte un désordre propice aux campagnes politiques comme aux remises en question, aux réformes constitutionnelles comme à la compassion, aux résolutions comme à l’audimat vite fait mal fait d’une chaîne de télé qui passe 3 heures de suite à filmer la même fenêtre en bégayant qu’elle ne sait rien.