Live after Death

Non, ce n’est pas le titre d’un disque d’Iron Maiden mais le concept d’un prochain spectacle qui permettra d’aller voir Dalida, Claude François, Mike Brandt et Sacha Distel « sur scène ». Soyez sans crainte, aucune exhumation ne sera au programme vu qu’il s’agira d’aller applaudir des avatars 3D de ces chers disparus qui chanteront au sein d’une fausse émission de télé.

Parce qu’il les vaut bien ?

Dans la série « que sont-ils devenus ? », cela faisait longtemps qu’on était sans nouvelles des Beatles, petit groupe ayant connu un beau succès dans les années 60, et plus précisément de John Lennon, l’un de ses quatre membres les plus emblématiques, qui s’est montré particulièrement discret ces 35 dernières années. On est ravi de savoir en tout cas qu’une mèche de ses cheveux vient d’être vendue aux enchères de Dallas pour la rondelette somme de 35 000 dollars.

Un éclair… puis la nuit.

Une semaine après le blast, il n’y a sans doute pas grand-chose à ajouter au silence épais qui nous a d’abord enveloppés, puis à ce fatras de mots prononcés par les uns ou les autres, clamant toutes choses et leur contraire au milieu d’un chaos suintant de deuil, de colère, de peur et de tristesse. A quatre pattes dans le noir, chaque français cherche sa France qui cherche, quant à elle, l’interrupteur et la voie à suivre. En résulte un désordre propice aux campagnes politiques comme aux remises en question, aux réformes constitutionnelles comme à la compassion, aux résolutions comme à l’audimat vite fait mal fait d’une chaîne de télé qui passe 3 heures de suite à filmer la même fenêtre en bégayant qu’elle ne sait rien.