L’abus de Vin Diesel nuit gravement à la santé…

Tandis qu’une partie de la communauté médicale mondiale s’apprête peut-être à endiguer, grâce à un vaccin testé fin septembre, l’épidémie Ebola qui vient de fêter son 2000ème mort, on trouve tout de même quelques chercheurs pour s’intéresser à de vrais problèmes de fond et faire des découvertes étonnantes sur des sujets graves qui nous concernent tous. C’est ainsi que des scientifiques ont réussi à démontrer que les films d’action font grossir. Non ? Si !

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Edito du 17 septembre 2011

De Michel Foucault à Isaac Asimov en passant par Freddie Mercury pour n’évoquer que les plus célèbres, le SIDA aura bouffé un paquet de gens. Et il en bouffe encore, d’ailleurs, mais il en sauve aussi et c’est sans doute la plus grande nouvelle de la semaine, celle qui devrait faire la une de tous les journaux devant la bourse, le nucléaire ou les crêpages de chignons socialistes : William Ludwig, un ancien flic de 65 ans du New Jersey, s’est remis d’une leucémie qui le clouait au lit grâce à une thérapie génique mise au point par le chercheur Carl June et basée… sur un virus du SIDA inactivé ! Une thérapie qui a littéralement bouffé un kilo de cellules cancéreuses. Vous imaginez l’espoir ? Le SIDA qui servirait à guérir le cancer !

Bon, vous me direz que ce n’est pas une raison pour ne pas se débarrasser de cette saloperie de virus aussi. Et je vous rassurerai en vous disant que d’autres scientifiques y travaillent, en utilisant des chats génétiquement modifiés pour résister au FIV, le SIDA des matous. Or, comme ils veulent observer visuellement la façon dont la maladie progresse ou ne progresse pas, ils ont pensé à associer au gène résistant un gène fluorescent qui rend le chat vert : s’il garde sa couleur, c’est qu’il est en bonne santé, s’il la perd, c’est qu’il faut changer de chat…

Bon, vous me direz que, bordel, tout de même, on est dans une newsletter sur l’audio et que vous ne voyez pas le rapport avec la choucroute musicale. Et c’est là que je retombe sur mes pattes puisqu’après les chats verts de la recherche, le premier banc d’essai que je vous propose parle du chat bleu de l’analyse… Je veux bien évidemment parler des plug-ins de visualisation et d’analyse de Blue Cat audio, un bundle qui a tellement plu à Sleepless qu’il lui a collé un Award Innovation…

D’un plug-in l’autre, le même Sleepless fait aussi le point sur les émulations de compresseur 1176 et LA2A récemment sorties chez Native Instruments et IK Multimedia. Et histoire de vous faire une semaine complètement dédiée à l’audio, mais avec une pincée de hardware tout de même, je vous propose de finir avec le test du Clariphonic de Kush Audio : une boîte magique qui fera du bien à vos pistes, soyez-en sûr.

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine.

Los Teignos
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Edito du 14 mai 2011

Faire de la recherche, c’est ingrat… C’est ingrat parce qu’au terme d’une petite dizaine d’années d’études, il  faut choisir entre deux carrières ingrates :

Soit être bien payé et tester dans de bonnes conditions des gélules minceur sur des chiots  qui, à la base, ne faisaient pas forcément de complexe sur leur poids, pour se convaincre avec peine ensuite qu’on apporte quelque chose d’utile à la société. Le choix du salaud de chercheur en somme, que tout le monde méprise, mais qui roule en BMW.

Soit s’engager sur le chemin vertueux de la recherche publique contre le cancer ou le sida ou pire :  devenir astrophysicien. Ce qui implique d’être payé un gros SMIC pour bosser dans un labo où la machine qui fonctionne le mieux n’est autre que la cafetière Nespresso, cafetière qu’on aura achetée en organisant une vaste collecte au sein du service, évidemment. Le choix du gentil chercheur en somme, que tout le monde trouve noble, mais un peu incompréhensible par son côté masochiste, même si l’Etat lui rembourse la moitié de sa carte de transport.

Le plus ingrat dans tout cela, c’est que, quelle que soit la carrière qu’on embrasse, on a toutes les chances de poursuivre des recherches sans jamais rien trouver de toute sa vie. Et quand bien même on trouverait quelque chose d’énorme comme la théorie de la relativité, on n’est jamais à l’abri de voir, presque un siècle plus tard, un Sciences & Vie titrer ‘Einstein dépassé : 47 galaxies contredisent sa théorie’, tout ça parce qu’un freluquet aura remarqué que « la masse globale d’une galaxie est toujours proportionnelle à la vitesse des étoiles qu’elle contient, à la puissance 4 ».

Rédigeant moi-même à mes heures perdues une thèse mesurant l’impact socio-ethnologique des disques d’Andrea Bocelli, David Garrett et André Rieu dans le référentiel pizzeria, je peux vous assurer que le sujet me touche. Mais je ne désespère pas, car il existe aussi quantité de chercheurs qui, à leur échelle plus ou moins grande, ont fait avancer le schmilblick humain, récoltant alors des lauriers ô combien mérités. C’est le cas lorsque le Dr Myron Cohen et ses acolytes viennent tout juste de découvrir qu’un traitement précoce avec des antirétroviraux élimine à 96 % le risque de transmission du VIH par des personnes séropositives. Mais c’est aussi le cas lorsque Bernard Corde, qui nous a quittés la semaine dernière, découvre un moyen de démocratiser le laser et de le rendre accessible aux laboratoires, facultés et universités de l’époque… ou encore aux éclairagistes : le premier laser synchronisé au rythme de la musique, c’est lui ! Bernard Corde qui va aussi démocratiser la Hi-Fi dans les années 60 puis s’attaquer à la sono, faisant de sa boutique un incontournable pour les DoItYourselfeurs de tous poils… Pour une fois qu’un grand bonhomme de l’audio n’est pas américain, allemand, anglais ou japonais, on ne va pas se prier pour le saluer bien bas…

Tout comme on saluera d’ailleurs le talent de Yann Copier, un sound designer qui nous fait pénétrer les coulisses de son métier lors d’une conférence organisée par Avid : un petit film d’une heure relativement passionnant, où Yann, tel un David Copperfield du son, explique entre autres choses comment faire rentrer un pot de yaourt dans une montre.

Tout aussi fort, Native Instruments parvient avec ses dernières banques de batterie à faire rentrer Abbey Road sur votre disque dur. Le test avec tous ses exemples audio, c’est ici et c’est cadeau.

Et comme il ne saurait y avoir de cadeau sans ruban, on finit avec le troisième contenu de la semaine : le test des Voodoo VR-1 et VR-2, deux micros à ruban abordables signés sE Electronics.

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine.

Los Teignos
From Ze AudioTeam

Edito du 30 janvier 2010

« Angine !
-Rouge ou blanche ?
-Les deux.
-Rose alors ?
-Quelque chose comme ça. En tous cas, c’est simple : antibiotiques, et vous restez sous la couette pendant une paire de jours, histoire que la fièvre tombe.
-Impossible : on est vendredi !
-Et alors ?
-Ben le vendredi, y’a édito. Et l’édito, ça s’écrit pas sous la couette ; c’est un truc qu’on grave sur une tablette de marbre en offrant son torse nu aux éléments déchainés du haut d’une falaise escarpée cependant que la mer s’éventre sur les récifs en contrebas…
-Rien que ça ? Il n’y aura donc pas d’édito. Je vais vous faire une feuille pour votre employeur et une ordonnance.
-Mais qu’est-ce qu’on va dire aux gens ?
-Ben qu’ils peuvent toujours aller lire le test de la Venue DI de LR Baggs, soit le couteau suisse du gratteux électro-acoustique, et celui de la MusicMan 25th Anniversary, une bien jolie bougie pour un bien bel anniversaire.
-Et c’est tout ?
-Et c’est tout : dodo, bon week, vous reprenez la semaine prochaine et vous me devez 30 euros… »