Si les événements de mardi nous ont ramenés aux temps glorieux où l’on brûlait les livres, ils auront surtout eu le mérite de montrer que les pyromanes sont mauvais au jeu du Chifoumi . Je rappelle donc les règles à leur intention : la pierre casse les ciseaux mais se fait envelopper par la feuille qui, pour sa part, enveloppe la pierre mais se fait couper par les ciseaux. Et la plume ? Rien ne bat la plume, si ce n’est la plume elle-même. Et en tout cas, certainement pas le feu. C’est écrit dans les livres d’histoire de tous les pays du monde : à chaque fois que la censure se fend d’autodafés, elle rend plus fort le phénix qui finira par la dévaster. C’était vrai pour Voltaire, c’était vrai pour Brecht ou Freud, et ça le sera sans doute aussi, toutes proportions gardées, pour Charlie Hebdo.

On ne se plaindra pas d’ailleurs de cette actualité, quand on sait qu’on a échappé à deux fins du monde au cours de ces derniers jours : l’évangéliste américain Harold Camping prétendait en effet que la Terre serait réduite en cendre le vendredi 21 octobre 2011 (avant cela, il avait fait une prédiction pour le 21 mai) tandis que sur la foi des textes mayas, le biologiste suédois Carl Johan Calleman nous promettait la fin de l’humanité pour le 28 octobre. Par souci du détail, j’ai tout de même jeté un coup d’œil aux deux jours en question et, en dehors de l’annonce de la diffusion d’une pièce de théâtre avec Johnny Hallyday en tête d’affiche, je n’ai rien vu de près ou de loin qui ressemble à une catastrophe. Peut-être que les Mayas se sont plantés finalement…

Ou qu’ils n’étaient pas aussi bons qu’on le dit en maths et en astronomie…

Ou que le type qui a écrit la date de la fin du monde a fait une faute d’orthoglyphe…

Ou qu’il en avait tellement marre qu’on lui demande quand aurait lieu l’événement qu’il a lâché une date au hasard comme le ferait un scénariste de Star Trek, juste pour être tranquille, pouvoir finir son omelette aux champignons hallucinogènes et regarder le sacrifice humain en Prime Time ce soir-là…

Dans le doute, on se magnera tout de même de lire les articles de la semaine sur AudioFanzine, à savoir le test de l’éditeur de partition Sibelius d’Avid, celui de la tête d’ampli basse WTX-500 d’Eden Electronics et celui de l’interface audio C600 de M-Audio. Parce que ça, c’est vraiment arrivé et que ça vaut le coup d’œil.

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine.

Los Teignos
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