Il y a d’un côté le rêve que les américains fabriquent en Californie, celui de Pamela, courant au ralenti sur la plage dans un maillot rouge qui peine à contenir ses formes siliconées sur fond de hard rock tout aussi siliconé, et il y a de l’autre la réalité qu’on vit à New York, où 58% des habitants seraient, selon la mairie, soit obèses soit en surpoids. Le genre de personnes qui, si elles venaient à se noyer devant Pamela, continueraient de se noyer et noieraient Pamela au passage, parce ce qu’un tour de poitrine d’un mètre, même avec l’aide de la poussée d’Archimède, ne fait pas tout le boulot quand on fait 55 kg et qu’il faut ramener vers le rivage un biker de 130 kg pris de crampes après avoir marché sur un oursin.

Du coup, le maire de New York Michael Bloomberg, après avoir interdit la cigarette dans les restaurants et les parcs publics, aimerait bien interdire la vente de sodas sucrés de plus de 50 centilitres dans les fast-foods comme les supérettes. Comprenez : finis les coca et sprite en gobelets d’1,5 litres dans les MacDo, Burger King et Wendy’s.

Une excellente initiative semblerait-il, courageuse a priori puisqu’elle s’attaque à une industrie agro-alimentaire qui n’engraisse ses consommateurs que pour leur vendre ensuite des subsitituts de repas. Mais une initiative qui, mine de rien, sent le paternalisme et l’ingérence à plein nez, quand il serait aussi simple de promouvoir l’eau, de baisser les taxes du jus 100% fruit ou d’interdire que MacDonald fournisse des animations, des équipements ou des supports pédagogiques aux écoles primaires américaines pour faire entrer dans le crâne des chères têtes blondes qu’un bon Big Mac à 4 heures, c’est aussi bon qu’un Mac Morning à 8 heures. Si c’est un clown qui le dit, c’est que c’est vrai…

Evidemment, on ne sera pas trop dur avec Bloomberg s’il réussit son noble pari,  d’autant qu’entre les gros qui seront devenus maigres, et les maigres qui le seront restés, New York pourra enfin recoller au rêve californien, celui d’une Amérique qui sait boire du Coca avec modération, et qui, grâce à l’argent et aux kilogs économisés, pourra parfaire sa plastique chez les meilleurs chirurgiens. Parce qu’il s’agirait de ne pas l’oublier : si le bon américain ne doit pas être gros, la belle américaine n’a certainement pas le droit d’être plate.

Par contre, au pays qui a déposé un brevet sur le concept de Liberté (TM),  une guitare a le droit d’être moche. Et c’est tant mieux parce que ça permet à Schecter de nous livrer un instrument dont l’intérêt est inversement proportionnel à la beauté… Comme dirait l’autre  (qui a décidément dit énormément de choses) : il vaut mieux voir ça que d’être sourd.

Tout comme il convient de voir ce qu’est devenu le piano modélisé français Pianoteq pour juger de l’incroyable présence de cette technologie du futur. Et puis, histoire de rythmer tout ça, on s’attardera aussi sur le cas de Tremor, un synthé percussif signé FXpansion : les spécialistes du rythme virtuel qui ont encore frappé un grand coup.

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine

Los Teignos
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